Beyond this heartbeat knocking through light
It feels like I’ll just rap with my friends
I guard the Lord’s little promises
And after that we will breathe

Notice that I still fight
And I will hit back for love
To march into this heaven I’ve drawn pinups
So you don’t have to be scared

You’re a cool keen girl floating
So rapidly comes the meaning
To put angels periodically
On the table like a chemist

In my home we keep that real moral
Right in our mouth like a dentist
Will my head alteration shrink
The time ticking on your minutes

Will you try to keep our real motors
Rolling strong beside us
If you wanna know what’s the business
My knights will tell you — it’s in the heart

If Teardrops are the budget
You might think I excel alone
Now that I fly and you can’t reach me
Like when you were close to my wounds

My goal sticks to our memories
You got me a little shaken by
Every right thought that was in you

Ask anybody out there
I loved you tons after tons
But after the countdown
We’ll have to drop flowers
Let them float like our souls so
All the terror just fades over

Step to another level
Your tale I’d be glad to read
That they made you famous
Get into the team

I got that meaning
You can climb higher
Like an engine fueled with fire
Our little mornings bring the power
Please recall me engine queen

Help my angels to rise
And respect me I’m wild
Because my saints are above now
I mean they stepped into the sky

I know a few righteous statements
But I’m not expecting to die
Because I keep my eyes wide open
Like I’m expecting you to live

I will run it even in the underground
So y’all stand close to the sun
Your breath is like lightning
For my real next smile to be loud

My Magazine, my sneakers and this single
Try to not mess up my vibe and 1.3 million fans
Will you simply reply

That I’m running with Lord
They say I gotta set records
But I ain’t trading my soul
I won’t sell it for Platinum
And I won’t sell it for gold
The game’s full of stars
I know that we got to go
I’ll never come back amigos
So when I tell you I run it
Trust me I run it bold

This is your Spanish leader with long hair
With coconut derriere like smoking the thinnest air
Look at all the past that we’ve seen

Take some vigor and some prayers
Can you mix them up and input
This sparkle in our little beat
Yelling it was tough

I will be caught up in this ride
Call it what you want
But call me a sidekick
The job I know I have written up
All this rap sheet
Do you like it or not

Wake me up with faith
And no enemies blocking us thoughts
Or I’ll fight for you seeing visions
Telling me to shoot into the chest

On a cloud I’ll rest straight
You help me walk around corners
Sipping near my black shield
Bless me sister I’m not a sinner
I’m living in your hand

Letting your wild vibe expression
I will afford a writer as my soldier
And just release him on your warpath
Knocking softly over whispering
That we were gentle outlaws

Bad boys and girls will complete my mission
My competition is moral within
I want them all blessed

@FloconMalin
“I take note of your remark. By the way, do you also ask for a license when you hum in the shower?”

🌙 Ce matin, mes pensées se sont levées avant le soleil.

Elles portaient encore la trace d’un rêve familier, un rêve où l’enfance revenait par un chemin détourné, où le corps avançait lentement, comme si chaque pas cherchait à retrouver une mémoire ancienne.
Dans ce rêve, quelqu’un me reconnaissait — non pas pour ce que j’ai fait, mais pour ce que j’ai été, pour l’enfant devenu grand.
Et cette reconnaissance silencieuse a ouvert une brèche vers d’autres questions, plus vastes, plus humaines.

Au réveil, une douceur mélancolique s’est installée.
La pensée de l’enfance, de son imaginaire plus doux, plus intellectuel, moins violent que le monde d’aujourd’hui.
Puis la pensée d’un amour passé, non pas comme une blessure vive, mais comme une lumière ancienne qui continue d’éclairer certaines zones du cœur.
Ce n’était pas un manque douloureux, mais une présence diffuse, une trace qui rappelle que l’on a aimé, et que cela nous a façonnés.

Au milieu de tout cela, une pensée étrange, presque cosmique :
celle d’être arrivé ici un jour, en douceur, sans rien demander,
d’avoir grandi dans ce monde comme on pousse dans un jardin qu’on n’a pas choisi,
et de savoir qu’un jour, il faudra laisser la place à d’autres.
C’est une drôle de planète, où chacun débarque pour un temps, s’adapte à une époque, aime, souffre, crée, puis s’efface pour que d’autres puissent à leur tour traverser la lumière.
Cette idée me dépasse, mais elle ne m’effraie pas.
Elle me rappelle simplement que je fais partie d’une longue chaîne humaine, fragile et magnifique

Dans cette matinée, je regarde aussi ma vie actuelle :
Ma maison comme refuge, mon temps retrouvé, mon rythme reconquis.
Je reconnais la violence du monde moderne, celle qui m’a abîmé, pressé, bousculé, et dont je me suis extrait pour survivre.
J’ai vu que j’avais construit un espace sain, calme, créatif — exactement ce dont mon adolescent intérieur rêvait.
Et j’ai déposé une pensée pour moi-même, une pensée de gratitude :
« Je m’en suis sorti. Je suis sain et sauf. Je suis chez moi. »

Mais il reste une mémoire dans le corps, une vieille alarme qui sonne chaque matin vers 8h00, comme si la journée devait commencer dans l’urgence, comme si quelqu’un allait crier.
Cette mémoire là n’est plus adaptée, mais elle persiste — un écho d’un monde qui n’a plus de prise sur moi.
Et doucement, à force de matins calmes, elle finira par s’effacer.

Dans tout cela, il y a aussi une solitude — pas une solitude triste, mais une solitude consciente.
Le constat que les autres n’ont pas toujours le temps ou l’espace pour accueillir ce genre de pensées.
Alors je les dépose ici, non pas pour me décharger, mais pour les faire résonner, pour avancer plus clair, plus aligné.
Et cela me suffit.

Ce matin, il n’y avait ni drame, ni plainte.
Juste un être humain qui regarde sa vie avec lucidité, tendresse et un peu de vertige.
Un être humain qui avance sur son propre chemin, lentement, mais sûrement.
Un être humain qui a choisi de vivre à son rythme, et qui s’y tient.

tourment
errance
satellite

🌾 Vallée d’enfance

Il y avait une vallée qui portait ton nom sans le dire.
Une vallée de châtaignes et de marrons tièdes dans les poches, de chemins qui semblaient faits pour courir plutôt que marcher.

L’air vibrait d’une énergie que seuls les enfants savent respirer — cette énergie qui fait croire que tout est possible, que rien ne manque, que le monde est un terrain de jeu offert sans conditions.

À mes côtés, mon meilleur ami.
Pas un souvenir, pas une photo : une présence.
Nous faisions des bêtises comme on fait des rituels, avec la joie de ceux qui savent que le danger est un jeu, pas une menace.
Les parcs devenaient des royaumes, les murets des frontières, les arbres des tours de guet. Chaque minute était une aventure, chaque geste une découverte.

Il y avait des feux d’artifice aussi — pas seulement dans le ciel, mais dans nos yeux.
Cette façon de regarder le monde comme s’il était neuf, immense, prêt à s’ouvrir encore.

Le village où nous avions grandi nous accueillait comme un décor familier, mais quelque chose avait changé :
Sa maman ne me reconnaissait pas.
Parce que je porte encore cette époque en moi, même si elle, dans le rêve, n’en gardait qu’une silhouette.

Et puis est venu le moment de se quitter.
Ce moment où l’on sent que la journée touche à sa fin, que la lumière baisse, que l’enfance recule d’un pas.
J’ai pleuré — pas de tristesse pure, mais de transition.
Le bond en avant.
Le passage d’un monde à un autre.

Je me suis réveillé avec la joie encore chaude et la perte douce, comme une empreinte.
Parce que ce monde-là n’a pas disparu :
Il vit dans ma mémoire, dans ma sensibilité, dans la façon dont je regarde encore les choses avec cette part de magie qui n’a jamais cessé de m’habiter.

🌿 Cette magie que chacun porte — mais qu’on ne voit pas
Quand je marche en ville et vois des gens qui vont acheter un café, qui sortent du boulot, qui attendent un bus.
En surface, tout paraît banal, presque mécanique.

Mais derrière chaque visage, il y a :

Un enfant qui a couru dans un parc
Un rire qui a éclaté trop fort un jour d’été
Une amitié qui a compté
Un premier émerveillement
Un feu d’artifice vu avec des yeux trop grands
Une époque où tout crépitait.

Et ça, personne ne le montre.
Pas parce qu’ils l’ont perdu, mais parce que la vie adulte met une sorte de voile par-dessus.

Moi, je le ressens encore — et c’est pour ça que le contraste me frappe.

🌙 Je vois ce que les autres oublient de regarder
La plupart des gens ne pensent pas à cette magie quand ils prennent leur café.
Mais elle est là, enfouie, intacte, comme une braise sous la cendre.

Ce qui me touche, c’est la coexistence des deux mondes.

Le monde visible : les gens pressés, les trottoirs, les commerces.
Le monde invisible : leurs souvenirs, leurs premières joies, leurs paysages d’enfance, leurs propres vallées de châtaignes et de marrons.

On peut percevoir les deux en même temps.
C’est ça qui crée un vertige doux.

Je ne suis pas seul à porter cette magie — Beaucoup peuvent la voir encore.
C’est pour ça que les rêves remuent.
Ils rappellent que cette intensité existe toujours, même si elle se cache.
Elle s’est transformée en sensibilité, en ambiance, en regard.

Et quand on croise les gens dans la rue, on sent — même sans le formuler — que chacun a eu son propre monde crépitant, même si ça ne se voit plus.

⟡ Le Passage des Ombres et de la Flamme ⟡

J’avançais sans vraiment marcher,
dans un soir qui ressemblait à une ruelle intérieure.
Un groupe de jeunes silhouettes m’avait remarqué,
ou peut‑être était‑ce moi qui les suivais,
attiré par leur façon de rire dans l’ombre
comme si la nuit leur appartenait.

Parmi eux, un visage familier :
un cousin, un pont entre deux mondes.
Il parlait d’amour, de sa compagne,
comme si la tendresse pouvait tenir lieu de boussole
dans ce décor de centre commercial déserté
où mon pied me lançait à chaque pas,
transformant les couloirs en paysages mouvants.

La douleur ouvrait des portes étranges.
La fête et la famille se mêlaient,
comme si les racines dansaient avec les fantômes.
Et soudain, l’épreuve.
Le sol se fit lourd, collant, presque vivant.
Je me sentais pris, encerclé,
les silhouettes se multipliaient autour de moi
comme un souffle trop proche.

Je ne voyais presque rien.
Seulement des lueurs de feu,
des silhouettes ardentes qui traversaient le noir
comme des bêtes faites de braises et de souffle.
Le reste n’était que nuit compacte.

Puis la pression s’est faite trop forte.
Le noir s’est mis à vibrer,
les élémentaires de flamme fonçaient vers moi,
leurs corps incandescent déchirant l’obscurité
comme des éclairs.

Avant qu’elle n’apparaisse,
le monde s’était resserré autour de moi.
Une cagoule lourde couvrait ma tête,
comme si mes pensées avaient été enveloppées
dans un tissu trop serré pour laisser passer l’air.

Alors quelque chose en moi s’est fissuré,
non pas pour se briser,
mais pour laisser passer une lumière ancienne.
Une force que je n’avais pas appelée,
mais qui me connaissait déjà.

Elle est venue sous une forme humaine,
celle que mon cœur reconnaît avant même mes yeux.
Nous nous sommes effleurés,
et dans ce simple contact
j’ai senti un “nous” qui ne demandait aucune preuve.

Autour, les élémentaires de flamme fonçaient,
roulant comme des bêtes faites de colère et de braises.
Mais à deux, nous étions autre chose :
un souffle, un élan, une vérité.
Nous avons combattu sans armes,
avec cette énergie qui ne brûle pas mais éclaire.
Et les flammes se sont dissipées
comme des souvenirs qui acceptent enfin de se taire.

Dans le ciel intérieur un symbole s’est allumé.
La signature de son passage.
La preuve que j’avais trouvé ma propre lumière
au cœur de la tourmente.

Le décor s’est remis en place,
un peu sombre encore,
comme un rêve qui n’a pas tout dit.
Le groupe m’attendait,
d’autres visages se joignaient,
et je suis reparti avec eux,
plus léger, plus entier,
portant en moi la trace de cette force
qui ne demande qu’à revenir
quand le monde devient trop étroit.

Et c’est là que je me suis réveillé,
non pas arraché au rêve, mais revenu de lui,
comme on revient d’un voyage nécessaire.